Trois axes, une idée par matin. Les axes 1 et 3 ont des exercices à solution vérifiable, comme en maths. L'axe 2 fonctionne autrement : pas de bonne réponse unique, juste des ingrédients à respecter et une étincelle pour s'inspirer.
Orthographe et grammaire, celles qui reviennent le plus souvent d'un bulletin à l'autre.
Vous donnez un groupe nominal au singulier, Aziz le met au pluriel avant vous, à l'oral.
« Je te donne un groupe au singulier, tu le mets au pluriel avant moi. »
Annoncer un groupe nominal avec adjectif, il le met au pluriel à l'oral, on vérifie ensemble les accords.
Ça prend : ajouter un adjectif de couleur invariable, du type « orange ». Ça bloque : ralentir et donner un indice.
Mets au pluriel : « un beau jardin fleuri »
« De beaux jardins fleuris. » Beau devient beaux, jardin devient jardins, fleuri s'accorde aussi au pluriel.
Mets au pluriel : « une jupe orange » (attention, il y a un piège)
« Des jupes orange. » Orange, comme les noms de couleur issus de fruits ou de fleurs, reste invariable.
Accorde correctement : « Les fleurs (rouge) sentaient bon dans le jardin (parfumé). »
« Les fleurs rouges sentaient bon dans le jardin parfumé. » Rouge s'accorde car c'est une couleur simple, parfumé s'accorde avec jardin, masculin singulier.
Une chaîne de phrases en « si... , tu... » où chacun complète la phrase de l'autre au conditionnel.
« Si tu gagnais au loto, qu'est-ce que tu ferais ? »
Chaîne de phrases en « si plus imparfait, plus conditionnel », chacun enchaîne sur l'autre.
Compliquer avec des verbes irréguliers, aller, être, avoir, faire, pouvoir, vouloir.
Conjugue « aller » : « Si tu avais le temps, tu ... au cinéma. »
« Tu irais. » Le radical irrégulier du conditionnel pour aller est « ir- ».
Conjugue « pouvoir » : « Si on partait tôt, nous ... visiter deux endroits. »
« Nous pourrions. » Le radical irrégulier de pouvoir au conditionnel est « pourr- ».
Repère et corrige l'erreur : « Si j'aurais plus de temps, je lirais davantage. »
« Si j'avais plus de temps, je lirais davantage. » On ne met jamais le conditionnel après le « si » de condition, mais l'imparfait.
Un début de phrase avec être, il choisit la bonne terminaison du participe passé.
« Elle est... à toi de choisir la bonne fin. »
Donner un début de phrase avec un verbe à accorder au participe passé avec être, il choisit la terminaison.
Mélanger les sujets masculins, féminins, singuliers et pluriels pour corser le jeu.
Accorde : « Elle est (parti) tôt ce matin. »
« Elle est partie tôt ce matin. » Avec être, le participe passé s'accorde avec le sujet, ici féminin singulier.
Accorde : « Les filles sont (arrivé) les premières. »
« Les filles sont arrivées les premières. » Sujet féminin pluriel, donc participe en -ées.
Accorde : « Nous sommes (allé) au marché. » (un groupe de garçons)
« Nous sommes allés au marché. » Sujet masculin pluriel, donc participe en -és.
Un début de phrase avec « il faut que », il conjugue le verbe au subjonctif présent.
« Il faut que tu... complète comme tu peux. »
Donner un début de phrase avec « il faut que » ou « je voudrais que », il conjugue au subjonctif présent.
Passer à des verbes irréguliers, être, avoir, faire, aller, pouvoir.
Conjugue « être » : « Il faut que tu ... à l'heure. »
« Il faut que tu sois à l'heure. »
Conjugue « faire » : « Je voudrais que nous ... nos devoirs ensemble. »
« Je voudrais que nous fassions nos devoirs ensemble. »
Repère et corrige l'erreur : « Il faut que tu vas voir le médecin. »
« Il faut que tu ailles voir le médecin. » Après « il faut que », on utilise le subjonctif, pas l'indicatif.
Pas de bonne réponse unique ici : des ingrédients à respecter, et une étincelle pour s'inspirer si besoin.
Décrire quelqu'un du café en train de bouger, sans dire qui c'est, l'autre doit deviner.
« Décris quelqu'un du café, juste en train de bouger, sans dire qui c'est. »
Choisir une personne, décrire son geste en quelques phrases, sans donner son identité, l'autre devine qui c'est.
Ajouter une contrainte, aucun adjectif de couleur, ou seulement des verbes d'action.
Choisis un geste précis plutôt qu'une liste de qualités.
« Il essuie chaque tasse deux fois avant de la reposer, comme si le geste comptait plus que le résultat. »
Ajoute un détail sensoriel, un bruit, une odeur, une texture.
« Le crissement de la chaise en fer quand il s'assoit, toujours au même endroit. »
Termine sur une phrase courte qui donne une impression, pas une explication.
« On dirait qu'il a toujours un train à prendre. »
Cinq mots pris autour de vous, à glisser dans une mini-scène de quelques lignes.
« Je te donne cinq mots pris autour de nous, tu inventes une mini-scène avec. »
Choisir cinq objets visibles au café, il doit tous les glisser dans un texte de quelques lignes.
Imposer un mot obligatoire en premier et un mot obligatoire en dernier.
Utilise les cinq mots, mais pas forcément dans l'ordre donné.
Avec tasse, chaise, soleil, bruit, attente : « Le soleil chauffait déjà la chaise en fer quand le bruit de la tasse posée sur la table a rompu l'attente. »
Évite la simple liste, cherche un lien entre les mots plutôt qu'une juxtaposition.
Relier deux mots par une image, plutôt que de les poser l'un après l'autre.
Une seule phrase peut suffire, si elle est bien construite.
Pas besoin d'un paragraphe entier, une phrase dense vaut mieux que trois pauvres.
Définir un mot du quartier à sa manière, comme une entrée de dictionnaire personnelle.
« Si tu devais définir ce quartier avec un seul mot, lequel, et pourquoi ? »
Choisir un mot lié au quartier ou au café, en écrire une définition personnelle plutôt qu'un vrai dictionnaire.
Lui demander d'illustrer sa définition avec un souvenir précis.
Commence par le mot choisi, comme une entrée de dictionnaire.
« Le banc, nom masculin. Endroit où le temps s'arrête un peu plus longtemps qu'ailleurs. »
Ajoute une touche personnelle ou un souvenir.
« C'est là que grand-père racontait toujours la même histoire. »
Reste court, deux ou trois phrases suffisent.
Pas besoin de tout dire, une définition tient en peu de mots.
Observer quelqu'un et écrire trois phrases façon portrait journalistique, sans jugement.
« Observe quelqu'un ici, comme si tu écrivais un article sur lui. »
Repérer une personne, écrire trois phrases façon portrait journalistique, juste des faits observés.
Lui demander d'imaginer une phrase que cette personne pourrait dire.
Commence par une information factuelle et visuelle.
« Il porte toujours la même casquette bleue, été comme hiver. »
Ajoute un détail qui intrigue ou surprend.
« Personne ne l'a jamais vu commander autre chose qu'un café noir. »
Termine par une phrase qui ouvre une question, sans y répondre.
« On se demande bien ce qu'il attend, assis là, tous les matins. »
Le fil rouge des trois bulletins : pas la compréhension, mais le soin du texte écrit.
Un court texte avec plusieurs erreurs cachées, à repérer et corriger toutes.
« Regarde ce message, il y a des fautes cachées, tu en trouves combien ? »
Donner un court texte avec plusieurs erreurs volontaires, il doit toutes les repérer et les corriger.
Chronométrer la chasse pour en faire un défi.
Corrige : « Les enfant on manger tout les gâteaux avant que les invité arrivent. »
« Les enfants ont mangé tous les gâteaux avant que les invités arrivent. » Enfants et invités prennent un s, ont est le verbe avoir, mangé est le participe passé, tous s'accorde.
Corrige : « Elle a acheter des pommes rouge et vertes au marché. »
« Elle a acheté des pommes rouges et vertes au marché. » Acheté est le participe passé après avoir, rouges s'accorde au pluriel comme vertes.
Corrige : « Nous somme aller a la plage se matin. »
« Nous sommes allés à la plage ce matin. » Sommes est le verbe être, allés s'accorde au pluriel, à prend un accent, ce est un déterminant démonstratif.
Une phrase à trou, il choisit le bon mot avant vous et justifie son choix.
« Je te dis une phrase à trou, tu choisis le bon mot, plus vite que moi. »
Proposer des phrases avec un homophone à choisir, il doit justifier son choix à voix haute.
Passer aux homophones plus rares, comme leur et leurs, ou quel et qu'elle.
Choisis : « Il ... (a/à) mangé ... (a/à) midi. »
« Il a mangé à midi. » Le premier a est le verbe avoir, on peut le remplacer par avait, le second à est une préposition.
Choisis : « Je ne sais pas ... (ou/où) il est allé. »
« Je ne sais pas où il est allé. » Il s'agit d'un lieu, donc où avec accent, et non ou qui exprime un choix.
Choisis : « Paul a oublié ... (ces/ses) clés sur ... (ces/ses) chaises-là. »
« Paul a oublié ses clés sur ces chaises-là. » Ses est un possessif, les clés de Paul, ces est un démonstratif, les chaises que l'on montre.
Lire un texte à voix haute fait souvent trébucher la voix sur les erreurs qu'elle ne sent pas justes.
« Lis ce petit texte à voix haute, comme si tu le présentais à la classe. »
Donner un court paragraphe à lire à voix haute sans l'avoir vu avant, puis relire en silence pour confirmer par écrit.
Lui demander d'expliquer pourquoi telle phrase sonnait bizarre à l'oreille.
Lis et corrige : « Le chat monte sur la table et manges sa nourriture. »
« Le chat monte sur la table et mange sa nourriture. » Le sujet le chat reste le même pour les deux verbes, donc les deux se conjuguent à la troisième personne du singulier.
Lis et corrige : « Après avoir couru longtemps, il étaient fatigués. »
« Après avoir couru longtemps, il était fatigué. » Le sujet il est singulier, donc était et non étaient.
Lis et corrige : « Malgré la pluie, les enfant continue de jouer dehors. »
« Malgré la pluie, les enfants continuent de jouer dehors. » Sujet pluriel les enfants, donc continuent avec un t final au pluriel.
Un texte façon article, avec plusieurs erreurs mélangées, à corriger comme un vrai relecteur avant publication.
« Tu es correcteur pour un journal, ce texte doit être publié demain, corrige-le. »
Donner un petit texte avec des erreurs d'accord, de conjugaison et de ponctuation, il joue le rôle du correcteur.
Lui demander de justifier chaque correction, comme un vrai relecteur professionnel.
Corrige : « Hier, les commercant du marché a annoncé une nouvelle réduction sur les fruit et légumes. »
« Hier, les commerçants du marché ont annoncé une nouvelle réduction sur les fruits et légumes. » Commerçants prend une cédille et un s, ont est au pluriel, fruits prend un s.
Corrige : « La météo prévoit du soleil, mais il pourrait pleuvoir dans l'après midi. »
« La météo prévoit du soleil, mais il pourrait pleuvoir dans l'après-midi. » Après-midi prend un trait d'union.
Corrige : « Les élèves étaient content d'apprendre que leur professeur parte en voyage. »
« Les élèves étaient contents d'apprendre que leur professeur partait en voyage. » Contents s'accorde au pluriel, partait reste à l'indicatif car apprendre que n'appelle pas le subjonctif.
Le téléphone reste dans la poche. Ça se dit dès le premier jour, sur le ton de la règle du jeu, pas de l'interdiction.
Une séance qui ne prend pas s'arrête là, sans insister. Mieux vaut couper court que forcer jusqu'à la fin de l'heure.
Le mot français, exercice ou dictée n'a pas besoin d'être prononcé. « On teste un truc » suffit largement.